J'ai en moi cette impression d'impuissance lorsque je parle de toi, car les mots ne sont plus à la hauteur. Il ne passe pas un jour sans que je repense à notre enfance. Souviens toi lorsque je passais ma vie chez toi, quand on dormait devant les hautes flammes de ta cheminée, avec ton chat entre nous, et ses chatons sur nous. Souviens toi quand il neigait... Nous regardions les flocons tomber par les grandes fenêtres de ta chambre, avant de nous decider à enfiler une combinaison pour aller affronter le froid de ce manteau de neige blanc, pour ensuite construire des igloos et faire des batailles de boules de neige. Ensuite, on passait la porte, on quittait nos bottes et nos combinaisons, pour ensuite aller nous fourrer devant la cheminée, et nous rechauffer. Souviens toi quand on accrocher une souris en peluche à une corde, et que nous courions en rond autours de ton escalier pour que ton chat nous court après. Souviens toi aussi tous nos spectacles de fin d'années, toutes ses pièces de théâtre, ses chansons, et ses batailles d'eau. Souviens toi quand nous allions dans les trous, derrière chez toi, et qu'on escaladait les roches; un peu comme la fois où nous avions eu la mauvaise idée d'y aller en maillot de bain... Tu t'en rappelles ? Qu'est ce que j'avais souffert... Souviens toi nos escursions dans les forêts, à la recherche d'un animal ou de ses traces de pas. Souviens toi de nos missions top secretes, où on devait passer devant tes parents sans se faire remarquer. Souviens toi de la fois où nous etions monter sur le toit de ta maison, et où nous avions envoyé des papiers avec des messages, pensant que nous avions des pouvoirs magiques. Souviens toi de nos cabanes faites avec les carrés de couleur qui s'emboitaient où nous ne pouvions même pas bouger le petit doigt. Souviens toi de nos voyages scolaires.. Comme la fois où Jade avait peur de la dame blanche.. Souviens toi toutes nos discutions sur tout et rien, mais qui fesait tellement du bien. Souviens toi de ta balancoire où nous passions les trois quarts de notre temps. Souviens toi des derapages de ton père en voiture dans la neige... Je crois qu'il est temps que je m'arrête, parce qu'il y en a tant d'autre, des souvenirs... Même si les mots me manquent, et que la distance qui nous sépare grandit de jour en jour, je te promet que je me battrais jusqu'au bout pour qu'elle ne grandisse plus jamais. Car oui, c'est un combat. Chaque jour, je lutte pour être à la hauteur de ton amitié si précieuse à mes yeux. Tu es tout. Je t'aime bien plus que tout ma p'tite puce. (L'
(L' 17/10/09 (L'
¿ 28/11/09 ?